Le Chance Vought F4U-1D Corsair était une version chasseur-bombardier de la série F4U-1. Au début de l'année 1944, des supports de bombes destinés au F4U-1 furent mis au point par des membres des unités VMF-222 et VF-17. Cette modification fut rapidement adoptée par d'autres escadrilles. Le F4U-1D était propulsé par un moteur R-2800-8W doté d'un système d'injection d'eau. La puissance accrue de ce moteur permettait à l'appareil de supporter la charge supplémentaire constituée par des bombes, des réservoirs largables et des roquettes. Le F4U-1D était équipé de trois points d'emport : un sous le fuselage (axe central) et deux sous les ailes. Par la suite, de petits supports destinés aux roquettes furent ajoutés sur les sections externes des ailes. Également au début de 1944, des jambes de train principal dotées d'amortisseurs plus longs furent installées ; elles permirent de corriger, en grande partie, la tendance du Corsair à « rebondir » à l'atterrissage. L'adoption d'une jambe de roulette de queue plus longue rehaussait l'empennage, atténuant ainsi les problèmes de stabilité directionnelle. Ces améliorations furent déterminantes pour rendre le Corsair apte aux opérations sur porte-avions ; en avril 1944, l'appareil fut officiellement qualifié pour ce type de mission. Il est à noter que tous les F4U-1D étaient peints intégralement en bleu marine brillant (« Gloss Sea Blue »). Aucun d'entre eux ne participa à des combats avant le début de l'année 1945, date à laquelle ils furent intégrés au groupe aéronaval ayant mené les premières attaques lancées depuis des porte-avions contre le Japon, depuis le raid de Doolittle en 1942. Comme la plupart des appareils de la fin du conflit, le F4U-1D resta en service après la guerre, jusqu'à son remplacement par le F4U-4 ou d'autres types d'avions. Certains F4U-1D furent remis en état puis vendus au Salvador dans les années 1960
| Ref : | TR02221 |
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